Flashforward - La roue du temps est repartie

Quatre mois de pause, et on repart pas trop mal. Flashforward, la plus survendue des séries de la rentrée dernière, vient de réapparaître sur les écrans.
Survendue, parce que marketée comme “le nouveau Lost” à sa sortie. Mais la publicité était mensongère: Flashforward ne s’apparente qu’à la saison 5 de Lost, et encore, de très loin. Ça tombe bien, c’est ma saison préférée de la série.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le (très alléchant) pitch: le 6 octobre 2009, toute l’humanité s’évanouit pendant 2 minutes 17 secondes. Pendant ce laps de temps, chacun a une vision de son futur, six mois plus tard, le 29 avril 2010 (un flashforward, donc. Merci, c’est gentil de suivre).
Evidemment, les différents personnages que l’on suit ont tous vus des moments clés de leur vie, et tentent tous d’interpréter leur vision, d’une façon ou d’une autre.
Principale critique sur la série: les acteurs ne sont pas à la hauteur. Pas faux, mais tant pis, on va passer la dessus.
Seconde critique: à part la séduisante idée de départ, l’histoire sonne un peu creux. La, par contre, faux: Flashforward explore méthodiquement et avec intelligence la plupart des paradoxes concernant la précognition, et flirte gentiment avec la frontière Libre arbitre contre Destin, sans jamais (jusque à maintenant) pencher d’un côté ou de l’autre.
A qui s’adresse la série, alors? Probablement aux gros geek amateurs de problématiques temporels. Ceux qui ont compris Retour vers le Futur, Terminator, L’armée des 12 singes, La machine a remonter le Temps, la saison 5 de Lost et la websérie Le Visiteur du Futur, et qui ont digéré toutes ces références. Ceux qui savent faire la différence entre une histoire à univers parallèle et une histoire à boucle temporelle. Ceux qui aiment ce genre d’histoire, et qui ont envie d’en voir encore une autre, un peu différente.
Les audiences américaines étant assez mauvaises, Flashforward ne connaîtra peut-être pas de seconde saison. Pas bien grave: le concept même de la série ne réclame pas forcément une suite, au contraire. Un bonne problématique cohérente et maîtrisée, sur une saison, suffira à mon bonheur.