Tuesday, February 2, 2010

Dollhouse – l’art du grand écart

C’est une série et c’est un ovni. C’est le pire et le meilleur. Dollhouse, dont l’épisode final a été diffusée récemment, est un cas d’école pour les amateurs de séries télévisées. Un show qui, tout au long de sa courte vie, a du ménager la chèvre et le chou, les fans de séries compliquées qui aiment les longs arcs narratifs (mythologie), et les téléspectateurs occasionnels qui veulent que chaque épisode soit une histoire à part entière (stand-up).

Joss Whedon, le créateur de la série, a eu fort à faire pour jongler avec ces contraintes. Pour tenter de contenter tout le monde. Pas sûr qu’il ait réussi. Mais il aura au moins essayé avec brio.

Pour contenter tout le monde, la série a fait des grands écarts. Des épisodes stand-up un peu chiants, et des épisodes mythologie magiques. De purs moments de bravoure émaillent la série, la hissant vers le haut lorsque l’on s’attend à la voir plonger vers le fond.

Et surtout, deux épisodes totalement mythiques, Epitaph 1 et 2, qui changent totalement la vision que l’on peut avoir de cette série.

Deux fois 45 minutes, qui se passent une dizaine d’années après l’arc narratif principal. Un grand écart temporel, avec une histoire à boucler à la va-vite. Des personnages que l’on retrouve changés, des blancs plein leur parcours. Qu’importe. A chacun d’y mettre ce qu’il veut. Le nouveau monde est coloré, vivant, inventif, grand-guignolesque. Et surtout passionnant. On se laisse aller. On regarde. On prend du plaisir à se remplir les yeux. A la fin - parce qu’il faut bien une fin - , on applaudit. Et on attend le prochain Whedon.

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