Wednesday, March 24, 2010

Lost 609 - La parabole de Ricardo

C’est l’histoire, d’un homme, à qui un autre homme raconte une histoire.

L’autre homme lui dit qu’il a un plan.

Il y croit.

Il y croit très fort.

Il le suit. Longtemps.

Puis l’autre homme le déçoit.

Un jour, il n’y croit plus. Il se décourage.

Il abandonne son nouveau maître. Il se met à médire de lui.

A t-il raison?



La question n’a pas encore de réponse.

Parce que nous n’en somme qu’à l’épisode 9. Il en reste encore 9 autres avant que l’on puisse dire si Lost est la meilleure série de tout les temps, ou la pire arnaque de tout les temps. Si nous avons eu raison de suivre cette série pendant 6 saisons, de mettre notre confiance dans ces scénaristes qui nous disaient qu’ils avaient un plan, ou si nous nous sommes fait berner depuis le début.

Après une saison 5 hautement addictive, la saison 6, le plus souvent, déçoit. Des scènes dont on ne distingue pas le sens. Plus la même passion. Un amer arrière-goût, comme mordre dans le clou de girofle caché dans le pot-au-feu, comme si quelqu’un, par maladresse, avait poivré le gâteau au chocolat. Une impression d’immense gâchis.

Ca dure 8 épisodes, avec des hauts et des bas.

Puis arrive l’épisode 9. Différent. Où l’on explicite, enfin, le passé de l’un des personnages les plus énigmatique de la toile.

Et ce personnage soutient l’une des premières théories apparues chez les fans, dès les premiers épisodes de la saison 1: « We are in hell ».

Fausses pistes, Red herrings, clin d’oeil aux théories de fans, comme lors d’autres épisodes?

On craint, on espère. On continue de regarder.

On se frappe le front quand le bois détruit la pierre.

On continue de regarder malgré tout.

Puis on regarde, simplement.

Et enfin, on regarde avec passion.

La fin arrive. On ne sait pas trop quoi penser de cet épisode. Il était pas mal.

On se rend compte qu’il n’y avait pas de flash sideway. On pense que c’est une bonne chose. Pour l’instant, on ne comprend pas vraiment l’utilité des flashsideway, pour être honnête.

Puis on réfléchit, et on se remémore l’une des phrases de l’épisode.

“That men who sent you to kill me believes that everyone is corruptible because it’s in their very nature to sin. I bring people here to prove him wrong.”

On se dit que, peut-être, les flash sideway sont une façon de continuer cette démonstration, même si personne n’est là pour observer l’expérience.

On se dit que c’est quand même beaucoup de temps gaspillé pour pas grand chose.

Puis on se dit que finalement, cela n’a pas beaucoup d’importance.

Parce que l’on vient de se rendre compte que, pour la première fois depuis longtemps, on a envie de parler de Lost. D’écrire une note de blog dessus. D’aller voir sur des sites internet, des forums, ce que les autres en pensent. D’échanger des idées.

Parce que Lost, c’est avant tout l’histoire de fans, à qui d’autres fans racontent une histoire.

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